Écrire pour la Fondation Maif

C’est le travail de la synthèse auquel je me confronte depuis 2014 pour le rapport annuel de la Fondation Maif. Le brief est simple et redoutable : résumer les thèses soutenues en 1 000 ou 300 signes. « Les textes doivent être courts, concis, vifs, ludiques et vulgarisés pour un public composé de chercheurs mais aussi du grand public. »

De quoi donner des sueurs froides à n’importe quel rédacteur ! Règle n°1, ne pas paniquer. Règle n°2 : ce n’est pas parce qu’on a fait un bac littéraire et des études en histoire de l’art qu’on ne peut pas comprendre une thèse scientifique. Règle n°3 : appeler son contact, Tracey, à la fondation pour se faire expliquer, avec son bel accent écossais, la problématique de telle recherche ou un point de détail. Je me rappelle d’une conversation sur le « muon », la particule cosmique capable de traverser la matière ! Eh oui..

La Fondation Maif soutient la recherche dans de nombreux domaines, comme la circulation routière, les accidents domestiques, les risques naturels ou encore numériques. Je me plonge ainsi dans des études fascinantes : prévenir l’incendie à la maison, enrayer la dynamique de la récidive chez les adolescents, protéger la tête des cyclistes récalcitrants (ceux qui ne portent pas leur casque), évaluer sa capacité à reconduire après un accident… Des univers particuliers donc, comme lorsque je passe d’une brosserie à une laiterie coopérative, mais que j’enchaîne ici à vitesse grand V.

Avec leur nouveau showroom, j’ai la possibilité de tester et d’expérimenter, ce qui me Capture d_écran 2017-09-11 à 17.51.50paraît une approche très pertinente de l’écriture. Loin de moi l’idée d’être un rat de bibliothèque, j’aime être sur le terrain et ressentir les ambiances dégagées par les entreprises, au pied des machines, dans les bureaux, au téléphone… Bref à la Fondation, j’ai pu m’installer sur un banc d’essai et tester ma capacité de conduite. Résultat : peut mieux faire en puissance de freinage et en mobilité avec mes pieds… et un meilleur texte !

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Ces textes courts me font penser à l’exercice de la quatrième de couverture quand je dois résumer mon livre et donner envie de le lire. C’est ça, le rapport annuel de la Fondation Maif est une collection de dos de livre, avec, par-dessus le marché, la terrible épreuve du titre !

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