Le livre du boulanger

Alexis et Tristan m’ont contactée pour écrire le livre sur la vie de Jean et de Rolande, leurs grands-parents paternels.

« Tant de volonté et de travail ne pouvaient être qu’un exemple, une ligne directrice pour nous, les petits-enfants. Notre famille s’est agrandie en même temps que la boulangerie du village qui deviendra une PME. À travers ce livre, nous avons voulu graver ces efforts et ce courage. » Alexis, Tristan et Floryan

Autour d’un buffet, j’ai rencontré Jean et Rolande, entourés de leur famille. C’était en septembre 2013. Si le courant passait entre nous trois, j’étais prête à me lancer dans cette aventure du livre mi familial, mi entreprise. Raconter la vie de son entreprise fait puiser dans nos souvenirs, alors parler de sa vie personnelle, de son enfance est une marche supplémentaire vers l’intimité. Je souhaitais ainsi sécuriser la collaboration entre les grands-parents et moi en m’assurant du bon « feeling » entre nous. Et j’ai adoré discuter avec eux, les entendre raconter leur vie dans les années quarante, la vie de tous les jours, les jeux, le père parti à la guerre, l’école, les fêtes…

Chacun a droit à son chapitre dans le livre avant leur rencontre en 1959. Alors commence la vie à deux entre l’ouvrier boulanger et la femme du boulanger. Le jeune couple s’installe à Availles (86) en 1961 dans la vieille boulangerie avec un ancien pétrin, un four à bout de souffle et un parisien (placard pour faire lever les pains).

ÊTRE BOULANGER DANS LES ANNÉES SOIXANTEFichier 08-09-2017 14 17 00

« Les boulangers travaillent comme des bêtes de somme avec peu de possibilités de congés. Ils utilisent des fours anciens, jonglent avec des ouvriers à remplacer  pendant leur maladie, devant parfois aller acheter leur pain à Poitiers. Il était également courant d’aller faire son pain chez le collègue ou de l’aider à réparer son four. Là, il  y avait quelque chose à tirer. J’ai rédigé une lettre à mes collègues indiquant que j’avais un matériel moderne (un four rotatif flambant neuf), que j’étais en mesure de les dépanner pour dix ou vingt pains, ou sur une semaine, comme ils voulaient. Et ça a marché. Ils faisaient appel à moi pour éviter de prendre un ouvrier le samedi ou le dimanche.  » Jean Nault

Puis c’est l’essor des supérettes et des supermarchés dans les années soixante-dix et quatre-vingt, les Timy, Bravo, Rallye, Intermarché. La boulangerie du centre-bourg, rue de l’église, ne pourra bientôt plus contenir l’activité florissante et en 1984, tout le monde déménage rue des Hortensias dans « l’usine. »

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La boulangerie Nault dans les années 2000

En 2004, Philippe, le fils de Jean, devient le président de la boulangerie Nault. Il dirige aujourd’hui une équipe de cent salariés et il  fournit  Fichier 08-09-2017 14 40 57hôpitaux, centrales de restauration de collectivités (établissements de santé, scolaires et militaires…), grandes et moyennes surfaces et particuliers, en pains et pâtisseries.

Crédits du livre : Cécile Girardin, auteur, Éric Chauvet, photographe.

Tirage limité à 50 exemplaires, non vendu.

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